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Greffage-bouturage?

 

                                              Greffage-bouturage ?




Quelques années en arrière la question ne se posait même pas, le greffage était réservé aux professionels
producteurs de rosiers et le bouturage aux amateurs.

Depuis quelques années on voit apparaître à la vente, des rosiers issus de bouture; souvent ce sont des
propriètaires de jardin qui souhaitent vendre les rosiers qu'ils ont et la mode des rosiers anciens le leur permet.
Ces variétés sont souvent facilement bouturables alors que ce n'est pas la cas avec les variétés modernes
qui de plus sont dans la majorité des cas, protégées par leur obtenteur et ceux-ci ne donnent pas forcement
l'autorisation de multiplication.
le client lui , ne sait plus comment choisir .
Le bouturage ne demande ni technicité,ni terrain, ni matériel et est à la portée de tous.
Si il est agréable avec une bouture de faire une nouvelle plante et que de cette plante on fait une bouture
qui elle même va redonner une plante sur laquelle on va prélever une bouture....et ainsi de suite, on va
finir par se retrouver avec une plante qui aura perdu une partie des caractères de la plante mère .
Ce problème n'existe pas avec un rosier greffé, les écussons de différentes  générations gardent intacts
les caractères de la variété originelle.

 Depuis la plus Haute Antiquité l'homme a appris à reproduite les plantes et heureusement car sinon beaucoup
de cultivars seraient perdus à tout jamais. Les Chinois il y a longtemps, ont inventé le greffage des végétaux.
Si les formes botaniques pures peuvent se reproduire par semis, il n'est pas de même pour les toutes
les formes sélectionnées par l'homme ou issues des croisements faits par lui.
Depuis le début du XIX siècle,le greffage (ou écussonnage) est la méthode de reproduction la plus utilisée
par les producteurs, aujourd'hui c'est 80% des rosiers qui sont issus du greffage.
C'est une opération réservée à des spécialistes; dans les pépinières les greffeurs sont des ouvriers trés spécialisés.
N'importe qui ne s'improvise pas greffeur  . 
Si les producteurs utilisent cette méthode ce n'est pas uniquement par soucis de rentabillté ou  de
rendement, car cette opérations impose aussi beaucoup de contraintes:
* avoir des bons greffeurs et attacheurs
* entre la plantation du porte-greffe et l'arrachage de la plante prête pour la vente il va s'écouler 18 mois
* la parcelle libérée devra rester sans rosiers pendant 3 ou 4 ans, ce qui impose une surface agricole
disponible importante.
Par contre cette méthode permet avec l'équivalent d'une bouture de faire 5 ou 6 plantes. Elle nécessite
moins de pieds mères, ce qui est d'autant plus important lorsqu'on qu'une plante et que l'on souhaite 
la multiplier comme le font les obtenteurs lorsqu'ils obtiennent une nouvelle variété.
Cela permet rapidement de pouvoir reproduire un nouveau cultivar, ou une forme botanique retrouvée ou
un cultivar qui n'est plus produit par les pépinères généralistes qui ne multiplient que des plantes "classiques"
qu'ils sont sûrs de vendre....

Le porte-greffe chez les rosiers est le rosier sauvage ou botanique qui va recevoir le greffon du
cultivar à reproduire.L'association fait que les racines du porte-greffe apportent la vigueur et la croisssance
et le greffon reproduit à l'identique et à l'infini le cultivar ( improprement dit "la variété").
Le choix du porte-greffe est trés important car il conditionne la vigueur du rosier et son adaptation au 
terrain. Selon les terrains et les climats, les producteurs utilisent l'un ou l'autre des porte-greffes .
Il en existait beaucoup mais au fil des années ,comme partout,on n'en retrouve que quelques uns, beaucoup
de producteurs n'utilisent qu'un seul porte greffe pour diverses raisons, au détriment de l'utilisateur.
          Rosa canina employé depuis le XIX siècle, il supporte mal la sécheresse et a un mauvais enracinement
mais supporte bien le calcaire. On a sélectionné des formes particulières qui se reproduisent par semis comme
                    Rosa canina var.inermis supporte mal la sécheresse,mais ses racines pivotantes vigoureuses
ont un meilleur enracinement que Rosa canina, beaucoup de cultivars  gréffés sur lui, ne se
développent pas normalement

          Rosa coriifolia var. froebelii = Rosa laxa , découvert per Froebell en 1840, il supporte bien le calcaire
et les sols lourds  et il est bien résistant au froid et il donne moins de drageons que les Rosa canina. il
s'accorde mal avec certains hybrides et a une sensiblilité à la rouille dans les sols mal pourvus en chaux et
en potasse

          Rosa multiflora supportant mieux les terrains à tendance acide et donnant plus de vigueur aux
plantes, il a une trés bonne compatibilité avec le cultivar, mais a une moins bonne résistance au froid (-20°C).
Il s'adapte bien à tous les hybrides, ne craint pas la sécheresse, et plus résistant à l'oïdium et résiste bien
aux vers blancs.

Le Rosa indica major introduit par Vivert est vigoureux , trés résistant à la sécheresse mais durant les étés
chauds il a besoin de bons arrosages pour permettre une bonne refloraison. Attention il est sensible au froid.
On le trouve de moins en moins, bien que ce soit le meilleur porte greffe pour la zone Côte d'Azur.

 Les deux premiers ont tendance à drageonner beaucoup,ce qui est peut être problème pour le jardinier
amateur.
Le greffage a aussi l'avantage pour certains rosiers botaniques d'éviter qu'ils ne drageonnent partout et qu'ils
puissent être utilisés dans tous les jardins.

Le bouturage est souvent bien réussi par les jardiniers ,car ne présentant pas de difficulté majeure
bien que certain rosiers ne s'y prêtent absolument pas surtout dans les rosiers Modernes.
Il est aussi inadapté aux rosiers qui drageonnent beaucoup car le client si il souhaite avoir par exemple 1 Rosa
rugosa, ne souhaite pas ou ne posséde pas la place d'en avoir plusieurs métres carrés, ou bien aimerait avoir 
1 rosa palustris n'a pas le terrain qui lui correspond.
I l arrive que les plantes obtenues n'aient pas une belle végétation ou donne peu de fleurs.
Au niveau de la production professionelle :
            Il ne permet pas de reproduire beaucoup de rosiers modernes
            Il est impossible de produire des rosiers tiges ou pleureurs
            il demande beaucoup de plantes mères pour pouvoir obtenir assez de boutures ( en moyenne elle
comporte au moins 6 bourgeons,chacun pouvant être à l'origine d'un pied de rosier)
            il y a beaucoup de problèmes de reprise, le système racinaire étant réduit
            il faut plus de temps pour avoir une plante de vigueur égale à celle d'un rosier greffé ( au moins
deux  ans de plus de culture)