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Plantation des rosiers

 

 Plantation des rosiers :

 

Quelques précieux conseils d’Edith Brochet Lanvin (3ème génération de rosiériste)

 

1/ Quand planter les rosiers : 

La plantation des rosiers  s’effectue de novembre à mars pour les rosiers en racines nues.
Chez les pépinières Brochet Lanvin, elle est prolongée, jusqu’en juin, grâce aux rosiers cultivés en motte de terreau de haute qualité maintenue par un filet biodégradable.
Ce conditionnement permet notamment un transport dans de bonnes conditions.
Cette motte ne doit évidemment pas être disloquée.

Cette plantation peut aussi avoir lieu toute l’année grâce aux rosiers cultivés en container et vendus l’année suivante.
 

2/ Comment préparer le terrain des rosiers :

La préparation du terrain est importante, le rosier étant une plante exigeante.
Un labour, bêchage ou autre décompactage est indispensable à la bonne préparation du terrain.
Veillez à bien amender (améliorer) votre terre grâce à de la matière organique : terreau, fumier décomposé, compost…
A la pépinière Brochet Lanvin, nous proposons un amendement à base de fumier et d’algues.
 

3/ Comment planter un rosier : 

A la réception de votre rosier, faites tremper la motte, si celle-ci vous parait sèche, quelques minutes dans un seau d’eau.
Vous taillerez les branches assez court pour provoquer un bon démarrage des pousses.
Faites un trou de la profondeur d’une fois et demi la taille de la motte.
Mélangez la terre retirée du trou avec votre amendement, déposez une partie dans le fond du trou, placez votre rosier et rebouchez avec le reste du mélange jusqu’au point de greffe et même légèrement au-delà en terrain asséchant.
Si la plantation a lieu en automne, buttez (enfouissez) le point de greffe, surtout si vous êtes en région froide.
Au printemps suivant, vous débutterez en laissant malgré tout le point de greffe toujours enterré au raz de la terre.
Après la plantation, un copieux arrosage (un arrosoir) appelé plombage permettra de tasser la terre autour des racines d’une manière homogène.
 

4/Comment planter un rosier grimpant :

Placez le rosier légèrement en biais le long du support.
Vous remarquerez quelquefois un déséquilibre des rameaux des rosiers causés par le point de greffe.
Placez ce point de greffe logiquement en appui.
Renforcez ce rosier en y glissant un tuteur qui le rendra moins fragile vis-à-vis des ballons, chiens, binette, débroussailleuse…
 

5/Comment planter un rosier liane :

Au pied d’un arbre, placez celui-ci près du tronc (dans la même position que pour les grimpants) mais sondez et identifiez l’emplacement disponible entre les racines, forcément importantes pour de vieux arbres à enracinement plus ou moins traçant.
Excaver un trou profond pour si possible y apporter un substrat de bonne qualité qui permettra de compenser le manque de terre et de s’insinuer en deçà ou au travers des racines de l’arbre.
L’arrosage doit être d’autant plus copieux que la ramure de l’arbre empêche en général la pénétration de la pluie et que les racines aspirent l’humidité du sol.
 

6/ Comment arroser les rosiers

Voir ci-dessus pour les rosiers au pied des arbres.
Surveiller le manque possible d’eau et procédez donc à des arrosages copieux mais espacés  (2 fois par mois).
Ceci pour la première année et quelquefois plus pour un rosier liane devant s’installer sur un grand arbre
 

7/ Remplacer un rosier.

 Il est fortement déconseillé de planter un rosier derrière un rosier tout juste arraché, surtout si celui était maladif.
Le premier élément est évidemment le diagnostic phytosanitaire ; malade oui, ou pis mort, mais de quoi ?
 Nous conseillons d’attendre au moins un an entre l’arrachage du rosier mort et la replantation.
 Si vous ne pouvez faire autrement, il faut absolument enlever TOUTES les racines et changer votre terre en la remplaçant par un mélange sûrement adapté capable au moins de « lancer » le nouveau rosier.
 

8/ Que planter avec un rosier :

 Vous pouvez planter en même temps une clématite avec votre rosier grimpant à condition que les deux plantes présentent la même vigueur. Attention par exemple à la clématite montana au développement souvent plus rapide et vigoureux que le rosier grimpant classique et inversement au rosier liane étouffant la fluette petite clématite.
 

9/ Engraisser le rosier :

Si votre rosier manifeste une croissance anormalement faible, nourrissez votre rosier en fractionnant cet apport : à la sortie de l’hiver puis après la première floraison.
Il s’agira pour un manque de vigueur d’apporter de l’azote organique; compost ou fumier ou plus concentré corne torréfiée ou à plus haute dose d’azote sang séché. L’acide phosphorique peut améliorer l’enracinement et la floraison de vos rosiers.
 

10/ Ecologie – Rosiers.

Comme toujours, une bonne logique vaut tous les conseils.
Adaptez vous et surtout adaptez vos rosiers à la nature de votre terrain ; calcaire, sec, humide, acide, pauvre ou riche, et sélectionnez la variété adéquate à son environnement.
Chez Brochet Lanvin, le spécialiste des plantes de terrain calcaire, on greffe les rosiers sur Rosa laxa ou plus exactement sur Rosa canina froebelii qui sont vraisemblablement des hybrides de Rosa canina.
Au chapitre botanique, notez que les nombreuses espèces sauvages appelées botaniques permettent d’installer des rosiers, certes non remontants, dans beaucoup de sols ou d’endroits du jardin.
Dans le pis des cas, sachez renoncer et trouver d’autres plantes pour des régions arides ou au contraire inondée une bonne partie de l’année.
(lien)

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